(Öri Infos) – C’est un chiffre qui fait froid dans le dos : en Afrique, un produit de santé sur deux en circulation serait falsifié, de qualité inférieure ou issu du marché noir. Derrière cette statistique alarmante se cache un drame humain massif, le trafic de faux médicaments provoquant environ un million de décès chaque année dans le monde, dont une majorité sur le continent africain.
Face à cette menace invisible mais mortelle, la résistance s’organise. La Fondation Brazzaville vient de donner le coup d’envoi à Kpalimé de la 8ᵉ édition de sa campagne nationale de sensibilisation, réaffirmant le rôle précurseur du Togo dans cette guerre sanitaire.
Ce choix terrain ne doit rien au hasard. Comme le rappelle Foulo Basse, directeur général de la Fondation Brazzaville, cette mobilisation s’inscrit directement dans la lignée de « l’Initiative de Lomé », portée par le sommet historique de janvier 2020. Le Togo s’impose aujourd’hui comme le pays pilote du continent pour éradiquer ce marché clandestin.
Pour protéger les citoyens, la stratégie nationale s’appuie sur une approche ciblée en trois axes majeurs. Au cœur du dispositif : une communication de proximité renforcée. En déclinant les messages de prévention dans les langues locales, les acteurs de terrain s’assurent de toucher directement les populations les plus vulnérables et éloignées des circuits d’information traditionnels.
Sensibiliser, informer et bloquer la chaîne d’approvisionnement illégale : la bataille de Kpalimé marque une nouvelle étape décisive pour faire de la santé un droit sûr et accessible à tous.



