(Öri Infos) – Deux ans après l’incendie qui a ravagé le marché d’Agoè Assiyéyé à Lomé, la situation des revendeuses demeure tendue. Samedi 13 septembre 2025, un mouvement d’humeur s’est tenu devant l’enceinte du marché, où de nombreuses commerçantes continuent d’exercer aux abords de la clôture. Elles dénoncent des pressions répétées pour les faire partir, sans qu’une solution alternative jugée viable ne leur soit proposée.

Après le sinistre, un site provisoire avait été attribué aux sinistrées. Mais aujourd’hui, ce lieu est saturé selon les revendeuses, forçant plusieurs d’entre elles à s’installer autour de la clôture de l’ancien marché. Une présence qui donne lieu à des injonctions contradictoires.
Plus de 400 places disponibles sur le site de Togo Grain
Les autorités locales ont proposé aux commerçantes de rejoindre les marchés de Legbassito ou d’Atchanvé. Mais ces suggestions suscitent de fortes réticences.
« À chaque fois, les forces de l’ordre viennent nous intimer l’ordre de déguerpir, alors que la mairie continue de percevoir les taxes sur nos activités », regrettent-elles.
« Nos clients nous connaissent ici, au marché d’Assiyéyé. Aller ailleurs signifie repartir de zéro. Et avec la rentrée scolaire qui approche, nous avons besoin de vendre pour payer la scolarité de nos enfants », explique une revendeuse.
Face à ces contestations, une réunion de concertation s’est tenue le dimanche 14 septembre entre la présidente du marché, Mme Agouze, et les responsables des groupements de base. À l’issue des échanges, il a été rappelé que plus de 400 places restent disponibles sur le site provisoire de Togo Grain. Les responsables invitent ainsi toutes les revendeuses n’ayant pas encore obtenu de place à se rapprocher de leurs présidentes de groupement pour finaliser leur installation.
Les autorités locales, de leur côté, appellent les commerçantes à la vigilance face aux fausses informations
