(Öri Infos) – Les administrateurs et propriétaires de pages pourront désormais être tenus juridiquement responsables des commentaires publiés sur leurs espaces en ligne. Oui, vous avez bien lu ! Mais rassurez-vous : pour l’instant, cette mesure ne s’applique qu’en Côte d’Ivoire, sous la présidence d’Alassane Ouattara.
Le Procureur de la République de Côte d’Ivoire lors d’un entretien avec les médias a adressé ce rappel ferme aux administrateurs de pages, groupes et médias en ligne. Concrètement, tout propos diffamatoire, haineux ou illégal laissé par un internaute sur une page ne concernera plus uniquement l’auteur du commentaire. Le propriétaire de la page sera désormais considéré comme complice, et pourra à ce titre être poursuivi en justice.
Selon ses explications, les propos injurieux, diffamatoires ou portant atteinte à la réputation d’autrui, lorsqu’ils apparaissent dans l’espace de discussion d’une page ou d’un site et ne sont pas supprimés ou modérés, peuvent engager la responsabilité du propriétaire de la plateforme. Celui-ci pourrait alors être considéré comme complice et faire l’objet de poursuites judiciaires.
Cette mesure vise à renforcer la lutte contre le harcèlement, la diffamation et les discours haineux en ligne, des pratiques de plus en plus courantes sur les réseaux sociaux. Elle appelle donc les administrateurs et responsables de médias numériques à une vigilance accrue dans la gestion des espaces de discussion qu’ils mettent à disposition du public.
En clair, l’époque de la « zone libre » dans les commentaires semble toucher à sa fin : les administrateurs devront désormais assumer pleinement leur rôle de modérateurs pour éviter des sanctions judiciaires.
