(Öri Infos) – Le sommet « Africa Forward » à Nairobi a été le théâtre d’une déclaration forte d’Emmanuel Macron. » Vouloir régler les crises internationales sans l’Afrique est une « faute morale et politique », a affirmé ce mardi à la fin du sommet franco-africain de Nairobi, le président français Emmanuel Macron.
Si cette sortie fait grand bruit, elle vient surtout valider une ligne de front défendue avec constance par le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey : celle d’une Afrique qui ne quémande plus, mais qui exige sa juste place.

Un constat que Robert Dussey dresse depuis des années à la tribune des Nations unies. En affirmant qu’il est impossible de régler les crises internationales sans le continent, Emmanuel Macron reconnaît l’échec d’un multilatéralisme hérité de 1945.
Cette « faute morale et politique » évoquée par Paris fait directement écho aux propos réitérés du Professeur Dussey en mai 2026, pour qui « la part faite à l’Afrique dans la marche du monde aujourd’hui est inacceptable ». Là où Macron exprime un regret, Dussey pose un diagnostic de rupture avec l’ordre post-colonial.
Pour le diplomate togolais, la frustration n’est pas seulement diplomatique, elle est existentielle. Sa déclaration souligne que l’équité réclamée à Nairobi n’est pas une faveur accordée par l’Occident, mais un droit inhérent à un continent de 1,6 milliard d’habitants.

