(Öri Infos) – Le couperet est tombé et le signal envoyé est d’une fermeté inédite. Par le biais d’un arrêté officiel, l’État togolais vient de prononcer le licenciement sec de plus de cinquante agents de la fonction publique. Les motifs invoqués ne laissent place à aucune ambiguïté : fraudes documentaires, faux diplômes, fausses signatures et manipulations graves de dossiers administratifs.
Cette mesure de rigueur envers les agents radiés fait suite au rattachement récent du ministère de la Fonction publique à la Présidence du Conseil, sous l’autorité directe de Faure Gnassingbé.

Qui sont les agents radiés et pourquoi ?
Parmi les cinquante personnes licenciées figurent des fonctionnaires en poste depuis plusieurs décennies. Certains affichent plus de vingt ans de service au sein des ministères. On dénombre également des agents intégrés plus récemment, dont le processus d’embauche ou la validation des compétences s’est avéré frauduleux.
Le rapport d’inspection ayant mené à l’arrêté détaille un ensemble de pratiques frauduleuses systémiques. Les agents radiés ont été formellement confondus pour plusieurs infractions. Premièrement, on parle de fraudes documentaires et falsifications. Des agents ont altéré des dossiers administratifs pour accélérer des carrières ou modifier des statuts.
Les autorités pointent l’usage de faux diplômes. En effet, des agents mis en cause ont présenté des titres académiques contrefaits lors des concours ou des recrutements directs.
Sur le plan juridique, les sanctions s’appuient sur l’article 133 de la loi n°2013-002 du 21 janvier 2013 portant statut général de la fonction publique togolaise, ainsi que zones d’ombre qui ont longtemps gangrené l’efficacité des services publics n’ont plus droit de cité.

