(Öri Infos) – Autrefois, la diffusion d’une sextape suffisait à détruire une réputation, provoquer des polémiques nationales et parfois même mettre fin à une carrière politique ou publique. Aujourd’hui, ce qui relevait du scandale majeur est en train de devenir un simple fait divers. Les réseaux sociaux se nourrissent de ces vidéos intimes, partagées à la vitesse de l’éclair, puis oubliées aussitôt qu’un autre sujet viral surgit.
C’est dans ce contexte qu’éclate l’affaire Achikan Goro, fervent partisan du parti au pouvoir UNIR et soutien affiché du président Faure Gnassingbé. Depuis ce matin, des vidéos à caractère sexuel, supposément le mettant en scène, circulent massivement sur les réseaux sociaux, suscitant moqueries, débats et commentaires passionnés.
De la polémique nationale au buzz éphémère
Autrefois, une telle affaire aurait alimenté les débats politiques, divisé l’opinion et mis en péril la carrière d’un proche. Mais aujourd’hui, l’opinion semble se contenter de suivre le feuilleton comme un divertissement. Pour beaucoup, une sextape n’est plus qu’une vidéo pornographique, avec pour seule différence qu’elle met en scène des visages connus.
Une société face à ses contradictions
Cette banalisation interroge : où se situe la frontière entre vie privée et responsabilité publique ? Dans quelle mesure un scandale sexuel doit-il impacter la crédibilité politique d’un acteur, même indirect ? Et surtout, comment expliquer que ce qui aurait été une affaire nationale il y a dix ans soit devenu aujourd’hui un buzz éphémère sur TikTok, Facebook ou WhatsApp ?
L’affaire Achikan Goro, symptôme d’une époque
Au-delà de l’homme concerné, l’affaire illustre une évolution des mentalités au Togo et ailleurs : les sextapes n’éduquent plus, ne choquent presque plus, elles divertissent. Elles s’ajoutent à la longue liste des buzz numériques où l’indignation laisse rapidement place à l’indifférence.
Reste à savoir si cette nouvelle affaire aura une incidence réelle sur le parcours d’Achikan Goro ou si, comme beaucoup d’autres, elle finira reléguée dans la mémoire courte des réseaux sociaux.
