(Öri Infos) – Vous pensiez que l’éclair était le phénomène le plus rapide de la nature ? Détrompez-vous. Il existe une casse tête et véritable obstacle des hommes : l’éjaculation précoce. L’amélioration des performances sexuelles a toujours été un agenda humain depuis la nuit des temps.

Loin d’être une blague de vestiaire, cette situation touche 1 homme sur 3. Et là, ce n’est pas une statistique pour rire. Enfin… un peu quand même. Car imaginez la détresse : à peine l’échauffement commencé, que le feu d’artifice est déjà tiré. Pas le temps de dire « belle étoile » que c’est déjà la nuit noire.
Dans un article du Parisien, des hommes ont osé parler, oui, oser affronter le tabou de l’éjaculation précoce. Au Togo, le mal silencieux touche aussi les jeunes.
L’éjaculation précoce : Un mal silencieux qui touche aussi les jeunes Togolais
L’éjaculation précoce, définie médicalement comme l’incapacité à contrôler l’éjaculation dans un délai jugé “normal” après la pénétration reste un sujet peu abordé dans la société togolaise. Comme des véhicules en panne qu’il faut « réparer » ou donner un coup de main pour les voir repartir à plein régime, des jeunes et des plus âgés essaient de trouver la solution miracle.
Faute d’écoute, d’information et d’accès à une prise en charge appropriée, certains jeunes se tournent vers des solutions à haut risque : comprimés de la rue, pilules non réglementées, mélanges artisanaux, boissons dites « énergisantes » souvent chargées en caféine ou en substances dopantes.
« Quelques caresses me faisaient partir« , confie l’un d’eux.
« L’éjaculation précoce indique juste qu’elle intervient tôt et celle prématurée signifie que cela arrive plus vite que ce que la personne souhaite. Cette dernière notion est donc un peu plus subjective et c’est la principale plainte des patients. » précise Éric Huyghe, professeur au CHU de Toulouse (Haute-Garonne)
Si l’éjaculation ne devrait pas fatalement signifier la fin d’un rapport sexuel, il le rend difficile et frustrant si elle intervient trop vite. Une rapidité que craignent de nombreux hommes, notamment les plus jeunes et inexpérimentés. De quoi créer des complexes et des blocages.
Mais la bonne nouvelle, c’est que des solutions existent ! Thérapies comportementales, exercices de respiration, techniques du « pense à ta grand-mère pour tenir plus longtemps »… bon, peut-être pas celle-là. Mais l’idée est là : on peut y travailler.
Mesdames, messieurs, si votre partenaire termine avant le générique d’intro, ne riez pas (tout de suite). Parlez. Encouragez. Suggérez une seconde manche (voire une quatrième s’il est motivé). Car l’amour, c’est aussi gérer.
