(Öri Infos) – Au Togo, la question de la drogue prend une ampleur grandissante et inquiète aussi bien les familles que les autorités. Dans un contexte marqué par le chômage, la pauvreté, le stress quotidien et l’oisiveté, de nombreux jeunes s’adonnent à la consommation de substances illicites, parfois dès le collège ou le lycée.
Le phénomène de la drogue ne se limite plus uniquement aux milieux dits « à risque ». On la retrouve aujourd’hui dans presque tous les cercles : quartiers populaires, campus universitaires, bars, boîtes de nuit et même certaines zones rurales. L’addiction est une de ces choses qui bouleverse toute une famille, et pas seulement la personne qui en souffre. Lorsque la personne en difficulté est un frère ou une sœur, le lien qui l’unit rend la situation encore plus personnelle.
Comment aider un proche à surmonter la drogue
Vous voulez les protéger, mener leurs combats et simplement les voir redevenir ce qu’ils étaient. Mais aider un frère ou une sœur aux prises avec une dépendance ne se résume pas à le gronder, à le supplier ou à le forcer à changer. Cela demande de la patience, de la compassion, des limites et une vision à long terme.
Chaque addiction est différente. Ce qui fonctionne pour une personne dépendante à l’alcool peut ne pas convenir à une personne dépendante aux jeux d’argent ou aux opioïdes. Prenez le temps de vous renseigner sur ce qu’elle traverse. Comprendre comment la substance ou le comportement reprogramme le cerveau vous permet d’aborder la situation avec plus de patience. Cela vous permet également de reconnaître un moment de manque, une envie irrésistible ou un élément déclencheur. Plus vous serez informé, moins vous vous sentirez impuissant.
Célébrez les petites victoires
La guérison est rarement un chemin sans encombre. Il y aura des rechutes, des moments de colère et des moments où l’on aura l’impression que rien ne fonctionne. Mais ne sous-estimez pas le pouvoir des petites victoires. S’ils participent à une réunion de soutien, restent abstinents pendant une semaine, ou même s’ils parlent ouvertement de leur difficulté, célébrez ces progrès.
Même si vous les aimez beaucoup, vous n’êtes pas leur thérapeute. Encouragez-les à consulter un professionnel, que ce soit en centre de réadaptation, en thérapie ou dans des groupes de soutien.
